“ Mettre en situation les salariés pour dédramatiser le handicap “

“ Mettre en situation les salariés pour dédramatiser le handicap “
Pierre-Yves CORNUT, Responsable Recrutement et Mission Handicap
publié le 10 août 2012

Filiale du groupe ORTEC, SOM réalise des études techniques et scientifiques, ingénierie, audit. Depuis 1980, SOM accompagne ses clients dans le déroulement de leurs projets, elle intervient dans tous les domaines industriels. Fortement engagé en faveur de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap, un accord sur 3 ans a été signé avec l'ensemble des partenaires sociaux, la société est pilote pour un déploiement à terme sur l'ensemble des filiales du groupe Ortec.

 

Pouvez-vous nous parler des engagements de la société SOM, filiale du Groupe Ortec au niveau de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap ?

Nous avons signé un accord en 2011 sur 3 ans avec l’ensemble des partenaires sociaux. Nos missions principales au sein de la Mission Handicap sont :

  • La formation,
  • La sensibilisation,
  • L’intégration et maintien dans l’emploi,
  • Développer les achats auprès du secteur protégé et adapté.

Pour mener à bien nos actions nous avons une équipe de référents qui travaille quotidiennement.

 

Comment faites-vous pour maintenir l’emploi des travailleurs handicapés ?

Pour maintenir l’emploi d’une personne en situation de handicap il est primordial de l’accompagner tout au long de sa carrière professionnelle. Cela passe par la formation ou par la proposition d’un poste en adéquation avec son handicap. Nous finançons également l’aménagement des postes de travail (sièges ergonomiques, matériels de bureau) et aménageons les horaires si besoin.

Il est important de communiquer et de rassurer les salariés, sur le fait que nous ne faisons aucune distinction entre une personne en situation de handicap et une personne valide. Nous les encourageons à déclarer leur situation afin qu’ils obtiennent la reconnaissance du statut de travailleur handicapé. Cela nous permet de mettre en place plus facilement des aménagements de poste de travail.

 

Quels types d’actions mettez-vous en place pour sensibiliser les salariés au handicap ?

La formation est l’un de nos principaux axes de sensibilisation, notamment auprès des recruteurs et des managers. Pour sensibiliser l’ensemble de nos collaborateurs nous avons crée des ateliers sur les déficiences visuelles et auditives. L’objectif est de mettre en situation les salariés pour dédramatiser le handicap.

Nous travaillons et communiquons avec les universités et des écoles. Nous allons directement à la rencontre des étudiants de l’enseignement supérieur, mais aussi des lycéens pour les sensibiliser au handicap dans l’entreprise, afin de développer des passerelles entre les établissements scolaires et les entreprises.

Grâce à ce type de rencontre, nous voulons établir un dialogue avec les jeunes étudiants en situation de handicap pour leur faire comprendre que le handicap ne doit pas être un frein aux études et à une carrière professionnelle.

Enfin, tout au long de l’année nous menons régulièrement des actions ponctuelles, nous avons assisté à un match du championnat de France de handibasket, nous participons à des forums dédiés, et nous communiquons sur les jobboard.

 

Quels types de postes proposez-vous ? Avez-vous du mal à recruter ?

Nos offres concernent tous types de poste (assistant administratif, RH, ingénieurs) de niveau BAC+2 à BAC +5. Tous nos postes sont ouverts aux personnes en situation de handicap. Au niveau du recrutement la difficulté vient du fait que nous manquons de jeunes formés, c’est pour cette raison que nous accentuons notre travail sur les partenariats avec les établissements scolaires.

 

Combien de personnes en situation de handicap avez-vous recrutées sur l’année 2011 et quelles sont vos prévisions pour l’année 2012 ?

Nous avons recruté 18 personnes en 2011 et pour 2012 nous souhaitons respecter l’objectif prévu dans notre accord qui est de 25 personnes en situation de handicap sur 3 ans.

 

 

 

Propos recueillis par Olivier Angelini